dimanche 26 juillet 2015

L’art bourgeois


La nationale-bolchevique s’interroge jusqu’à la possibilité même d’un art bourgeois car ayant tendance à penser que la politique , cette forme moderne du spiritualisme, pourrait bien être une condition indispensable à la création artistique : l’art à quand même à voir avec l’idée d’absolu et les amateurs d’absolus sont plus fréquent chez les idéalistes que chez les mercantiles….
Aussi, Nazboila a propension à ne voir dans l’art contemporain qu’une simple interrogation sur lui-même, entre nombrilisme et pur jeu de formes ( passons sur les impostures il y en aurait trop!). Il s’agit en fait de se demander ce que sont pour une nationale-bolchevique les conditions de la création , et dans quelle mesures ces conditions peuvent être encore présentes, pas de s’interroger sur la qualité des artistes mais sur la possibilité d’un art.

S’il semble très facile de trouver un lien entre politique et art il parait plus difficile de construire une histoire d’un art positivement bourgeoise ou mercantile ( par positivement je veut dire qui ne se définisse pas par rapport à la politique ou l’idéalimse, quand-bien-même serait-ce en opposition ) Par exemple, les décalages entre la mise en scène et le fait historique : l’intention est claire, depuis le temps qu’on y a recours! Comme le spectateur doit se sentir concerné par ce qu’il voit, on lui présente un monde contemporain qui ne correspond pas à l’action qui lui est montrée. C’est cette gêne qui est le but du metteur en scène.

On pourrait aller jusqu’à dire : si le spectateur est gêné, la mise en scène a pleinement rempli son rôle, parce qu’il est certain qu’en prenant un sujet traditionnel, voire biblique, on trahira le sujet quels que soient les choix. En costume d’époque, on trahit parce que le spectateur raisonne avec les idées du monde où il vit et non avec celles du temps de l’action. En costume début XXème, c’est pareil, de plus il ne vit plus non plus dans le monde du XX° siècle. En costumes actuels, on trahit l’histoire, l’époque où l’opéra a été écrit. On a le choix de sa trahison… si par exemple on prend « Cosi Fan Tutte » ou « Don Giovanni » de Mozart , bien que créés dans une époque et un milieu déterminés, ces deux opéras traitent surtout d’un comportement ou fait de société qui suivent l’homme à travers les siècles … dans ce cas pourquoi pas reproduire ces opéras à des périodes différentes que celle de la création?
La nationale-bolchevique se doit de réflechir sur cette question dans les trois temps:

Passé : histoire d’un art religieux superstitionnel

Présent : quelles sont les oeuvre de ce siecle qui peuvent être définis comme relevant d’une tentative de creation coupé de l’idéalisme

Futur : à quoi au vu des temps évoqué précedement resemblera cet art ? Verra t-on un jour « Nixon en Chine » de John Adams transposé à l’époque de Confucius?

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